EN COURS
A TOUTE H
Rétrospective, affichage, luttes en cours

HONG KONG 2019 – TROIS MOIS D’INSURRECTION

Frise de textes et images, à voir sur place à l’Amicale

Permanente, jusqu’à nouvel ordre, aux horaires d’ouverture habituels

Entrée libre

1e juillet

Un seul participant au saccage s’est exprimé à visage découvert devant les caméras du monde entier pour expliquer son geste. Il s’agit d’un étudiant en sciences politiques de 25 ans, Brian Leung :  » Pendant toute la journée, sur le parvis de Legco, j’ai observé cette détermination et ce sentiment d’unité. Je n’en revenais pas que cette casse méthodique recueille un tel soutien de la part des milliers de témoins passifs. En 2014, les casseurs auraient été accusés de détruire une action pacifique, et immédiatement mis à l’écart. Mais là, les témoins sympathisaient, ils ne jugeaient pas et semblaient comprendre leur colère du fond du cœur. J’étais abasourdi. »
Mais au bout de quelques heures, la situation s’enlise. Les rumeurs disent que la police approche, certains jeunes veulent rester, d’autres partir. « J’ai soudain pris conscience que si nous partions sans explication, ce serait la fin de tout le mouvement. Il y avait comme un vide moral dans la chambre des députés, un vide qui avait besoin d’être comblé avec des mots. Je suis monté sur l’un des bureaux et j’ai expliqué le sens de notre action ». Juché sur le bureau d’un député, son casque jaune sur la tête, il lance : « Nous n’avons plus rien à perdre. » »Chaque mot que j’ai prononcé me venait du fond du cœur ».

Aux grandes manifestations, les organisateurs préfèrent désormais les mobilisations éclairs, bloquant simultanément plusieurs carrefours dans différents quartiers contraignant la police à se montrer extrêmement mobile. La stratégie des manifestants tient en un slogan, inspiré de Bruce Lee : « Je suis l’eau ».
Les manifestants ne s’en prennent ni aux commerces ni aux voitures mais exclusivement aux forces de l’ordre, notamment aux commissariats.


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