MER 28.11
19h
Rencontre Cantine

SOIREE DE RENCONTRE AVEC 269 LIBERATION ANIMALE ET CANTINE DE SOUTIEN

Quelques jours avant un nouveau procès pour les activistes de notre association, retrouvons-nous pour une soirée de soutien : venez découvrir nos actions directes, manger, boire un verre, et échanger ce mercredi 28 novembre à l’amicale à partir de 19h.

Qui sommes-nous ? – Si le militantisme « animaliste » se limite aujourd’hui dans sa grande majorité à un appel à la vertu, faisant la part belle à la sensibilisation de l’opinion publique, l’objectif de notre collectif 269 Libération Animale est résolument opposé à cette promotion d’un antispécisme capitaliste, légaliste et moraliste.

Nous ne cherchons pas à convertir le peuple au véganisme ; nous voulons mettre en déroute le pouvoir spéciste en concrétisant une opposition réelle et non plus seulement symbolique à l’exploitation animale. Notre activisme se focalise ainsi sur les institutions sociales et économiques et non plus sur les consommateurs ; et notre champ de bataille se situe dans les abattoirs bloqués, dans les sièges sociaux occupés, dans ces zones libres que nous appelons des “sanctuaires” et qui accueillent des personnes animales réfugié.e.s.

Des actions directes qui multiplient les complicités offensives et relèvent d’un certain « pragmatiqme révolutionnaire » : une ligne rouge que l’État ne semble pouvoir tolérer et qu’il réprime durement. Une répression disproportionnée qui se traduit par une longue série de gardes à vue, de perquisitions, de saisies, de mises en examen, de plaintes et de condamnations notamment à des peines de prison avec sursis. La semaine dernière, ce sont 6 mois de prison ferme qui ont été requis par un procureur à notre égard :

https://blogs.mediapart.fr/geoffroy-de-lagasnerie/blog/211118/comment-appelle-t-un-etat-ou-risque-daller-en-prison-pour-sa-pensee

Être vegan ne suffit pas : c’est inévitablement inclus dans le panel des choix alimentaires, et, de par cette caractéristique, absorbable par le système capitaliste. La seule possibilité que nous avons, face à cette impasse, c’est de donner vie à un conflit non récupérable, qui peut être réalisé seulement si, nous pouvons identifier pas seulement les structures, mais aussi les rôles qui construisent et gardent leur pouvoir (économique et social) sur l’exploitation. Un conflit, donc, qui frappe le mécanisme capitaliste qui produit la destruction des animaux.

Un antispécisme révolutionnaire – La portée révolutionnaire de la question animale se réalise si nous sommes capables de l’affronter avec les bons moyens : la libération animale traite la question de l’exploitation des animaux comme premier pas vers une mise en discussion d’ensemble d’un système autoritaire plus large.

Pour nous, seules des pratiques radicales, qui mènent un haut niveau de conflictualité vis-à-vis des responsables de l’exploitation animale, sont efficaces : une conflictualité permanente, capable de freiner la récupération de certaines pratiques de la part des institutions.

Pour faire corps contre la répression délirante qui s’abat sur les activistes de l’association, nous vous proposerons une cantine vegan à prix libre (un délicieux couscous et des desserts), un infokiosque pour vous tenir au jus de ce qui se passe et un stand de vente d’illustrations engagées.